Paris sportifs : jackpot des opérateurs, piège des parieurs
Tech chinoises : le grand retour des mal-aimées
Bienvenue sur Momentum, la newsletter pour investir et gérer ses finances personnelles ! Aujourd’hui, on parle de :
Tech chinoises : le grand retour des mal-aimées
Cybersécurité : la dépense qui ne baisse jamais
Paris sportifs : jackpot des opérateurs, piège des parieurs
CISCO : l’action affiche une performance de +56 % depuis le mois d’avril
VODAFONE : Xavier Niel va débourser 5,1 milliards d'euros pour devenir le 1er actionnaire de l'opérateur britannique
GEMINI : la plateforme des jumeaux Winklevoss introduite en 2025 à 37 $ affiche un cours à 4,25 $, soit une perte de -89 %
SANTANDER : la banque espagnole prend 21 % sur le dernier trimestre, META presque autant en une semaine
KOSPI : l'indice Coréen retrace de 23 % depuis ses plus hauts suite à l'IPO monstre de SK Hynix
Cybersécurité : la dépense qui ne baisse jamais
Il y a des budgets qu’on sabre à la première récession. Celui de la cybersécurité n’en fait pas partie.
En 2026, les dépenses mondiales de sécurité informatique atteindront environ 240 milliards de dollars, en hausse de ~13 % sur un an, et Gartner anticipe une croissance ininterrompue depuis des années.
La raison est implacable : la menace grandit bien plus vite que les budgets
Le cybercrime coûte déjà environ 10 500 milliards de dollars par an à l’économie mondiale, soit près de 50 fois le budget mondial de sécurité.
Même en doublant la mise, on ne couvrirait qu’une fraction des dégâts.
Résultat : une demande structurelle et non-cyclique
Portée par le cloud, le télétravail, l’IA (qui arme autant les attaquants que les défenseurs) et une réglementation toujours plus stricte.
Cybersecurity Ventures voit le marché franchir 1 000 milliards de dollars par an d’ici 2031.
Pour l’investisseur, c’est un rare thème de croissance… défensif :
Il progresse que l’économie aille bien ou mal. Le plus simple est un ETF thématique, qui évite le risque d’un seul titre :
WisdomTree Cybersecurity UCITS ETF (W1TB, IE00BLPK3577)
iShares Digital Security UCITS ETF (IE00BG0J4C88)
L&G Cyber Security UCITS ETF (USPY, IE00BYPLS672)
Tous accessibles en compte-titres (pas en PEA).
Les amateurs de stock-picking viseront les leaders comme CrowdStrike (CRWD, US22788C1053) ou Palo Alto Networks (PANW, US6974351057).
Une nuance, car elle compte :
Le secteur se paie cher (valorisations élevées), la volatilité est forte, et il concentre des valeurs de croissance américaines, donc sensibles aux taux d’intérêt.
Mais peu de thèmes cochent autant de cases : croissance structurelle, caractère défensif, nécessité absolue. La cybersécurité n’est pas une mode, c’est une facture obligatoire. Et une facture obligatoire, ça ne s’arrête jamais.
Tech chinoise : le grand retour des mal-aimées
Longtemps massacrée, la tech chinoise se réveille.
Le 8 juillet, Alibaba a bondi de +12 % en une séance et de +14 % en une semaine, sa plus forte hausse depuis dix mois, entraînant tout le secteur. L’indice Hang Seng Tech a gagné 5 % dans la foulée.
Le contexte a changé
Après des années de défiance (tour de vis réglementaire, crise immobilière, tensions géopolitiques), Pékin a assoupli sa politique :
une orientation monétaire « modérément accommodante » pour la première fois depuis 2010,
un déficit porté à 4 %,
et la demande intérieure érigée en priorité pour 2026.
Les fondamentaux suivent :
Tencent affiche des ventes de jeux record, et le consensus table sur +40 % de croissance des bénéfices pour le Hang Seng Tech cette année.
Pourquoi c’est intéressant ?
Parce que malgré ce rebond, les valorisations restent basses.
Alibaba se traite autour de 111 $, soit ~42 % sous son plus haut de 192 $.
Des géants rentables, décotés, avec un catalyseur politique : c’est le cocktail que recherche l’investisseur contrarien.
Mais soyons lucides, car c’est la Chine
le risque réglementaire reste entier : Pékin peut sévir du jour au lendemain,
le risque géopolitique aussi : tensions avec Washington et Taïwan,
sans oublier une gouvernance et une comptabilité moins transparentes qu’en Occident.
Pour l’investisseur :
Le plus simple est un ETF tel que ishares MSCI China UCITS ETF EUR (ICGA.EU) , accessible en compte-titres. Les amateurs de stock-picking viseront :
Alibaba (BABA, US01609W1027),
Tencent (700.HK, KYG875721634) ou PDD (PDD, US7223041028).
Attention : ces véhicules relèvent du CTO, pas du PEA. Et comme toujours sur un pari volatil, mieux vaut une entrée progressive.
Pourquoi je m’y intéresse
Après des années de traversée du désert, la Tech chinoise offre enfin un vrai rapport décote/catalyseur.
À condition d’accepter que le risque, lui aussi, reste bien chinois.
Précision utile :
Si vous envisagez d’acheter Alibaba ou Tencent pour un montant important, savez-vous que selon le broker par lequel vous passez votre prix d’achat final peut-être très différent ?
Le coût réel de l’achat d’une action dépend de 3 facteurs :
le prix d’exécution,
les frais cachés,
les frais de change.
Ces facteurs deviennent particulièrement importants avec des positions de plus de 3 000 €
C’est là qu’un bon courtier fait la différence.
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Paris sportifs : jackpot des opérateurs, piège des parieurs
La Coupe du monde bat son plein, et avec elle un secteur en plein boom : les paris sportifs. Devenue une industrie mondiale, elle croît d’environ 11 % par an et pourrait atteindre 325 milliards de dollars d’ici 2035.
Pour l’investisseur, c’est un business remarquable. Pour le parieur, un piège. Décryptage.
Les États-Unis, eldorado récent
Depuis la légalisation de 2018, le marché américain explose : les paris sont désormais autorisés dans 39 États plus Washington.
En 2025, les Américains ont misé 165,6 milliards de dollars, dont 16,8 milliards sont restés dans la poche des opérateurs et 3,66 milliards ont abondé les caisses des États. Et le premier trimestre 2026 est déjà sur un rythme record.
Ce graphique dit l’essentiel : sur 100 dollars misés, l’opérateur en conserve environ 10, quoi qu’il arrive. C’est le « hold », une marge structurelle qui fait des paris un business où, littéralement, la maison gagne toujours.
Un duopole ultra-rentable
Deux acteurs écrasent le marché américain :
FanDuel, filiale de Flutter (FLUT, IE00BWT6H894), capte 44 % des revenus,
DraftKings (DKNG, US26142R1041) à 34 %,
Et dans une moindre mesure BetMGM (société non cotée) à 14 %.
À eux deux, les leaders raflent près de 80 % du gâteau
Effet de réseau, budgets marketing colossaux, technologie : les barrières à l’entrée sont énormes, et c’est précisément ce qui protège leurs marges.
L’exposition française, sous pression
En France, le champion est FDJ United (FDJU, FR0013451333), éligible au PEA, qui a racheté Kindred pour bâtir un géant européen du jeu en ligne.
Mais l’histoire boursière est douloureuse : le titre a chuté d’environ 37 % en 2025.
en cause, l’alourdissement de la fiscalité sur les jeux (90 millions d’euros d’impact estimé cette année),
un durcissement réglementaire en Europe (Royaume-Uni, Pays-Bas),
et des paris jugés « moins attractifs ».
En contrepartie, un flux de trésorerie record et un dividende proche de 8 %. FDJ illustre parfaitement le vrai risque du secteur : la réglementation et l’impôt peuvent laminer les marges du jour au lendemain.
Pour l’investisseur : 3 cibles pour s’exposer
les purs acteurs américains, Flutter (FLUT)
et DraftKings (DKNG), offrent la croissance, mais en compte-titres,
FDJ United (FDJU) offre le rendement et le PEA, au prix d’un vent réglementaire contraire.
Dans tous les cas : garder une taille mesurée et suivre le risque réglementaire.
2 bémols
Le secteur est structurellement gagnant côté opérateurs : marge garantie, croissance à deux chiffres, produit hautement addictif.
Mais 2 ombres planent :
la première est réglementaire et fiscale, comme le montre la déroute de FDJ,
la seconde est éthique : cette industrie prospère sur les pertes des parieurs, un point qu’il faut assumer avant d’investir.
Ma conclusion
C’est un thème de croissance réel, à jouer de préférence via les leaders (Flutter en tête), en acceptant pleinement le risque réglementaire.
En France, FDJ est davantage un pari de rendement contrarien qu’un placement tranquille.
Et surtout, ne confondez jamais investir dans les paris et parier vous-même : le premier vous met du côté de la maison, le second du côté qui perd.
À la semaine prochaine sur Momentum !
L’équipe Momentum ⏳










