Les bénéfices des Magnificent 7 ont bondi de +145 % grâce à l’IA !
Le Bitcoin baisse, Alt Season à venir ?
Bienvenue sur Momentum, la newsletter pour investir et gérer ses finances personnelles ! Aujourd’hui, on parle de :
Vote de confiance décisif à l’assemblée la semaine prochaine
Bitcoin au point de bascule
La guerre de l’IA continue de faire rage
Dette, les Etats-Unis au bord de l’implosion ? (étude de cas en fin d’email)
POLITIQUE : Bayrou demande un vote de confiance à l’Assemblée le 8 septembre, mais sans soutien, sa chute semble inévitable.
NVIDIA : L’entreprise qui pèse 8 % du S&P500 et plus que tout le CAC40 publie ses résultats mercredi 27 août, gare aux mauvaises surprises.
TAUX : Powell a laissé entendre à Jackson Hole que la FED pourrait baisser ses taux et les marchés se sont immédiatement emballés. Rdv le 17/09.
PCE Core : Ce vendredi sera publié le résultat mensuel de l’inflation américaine : si on dépasse les 2,9 % attention aux secousses de court terme.
GUERRE DE L’IA : Musk poursuit Apple et OpenAI, les accusant d'étouffer son IA Grok au profit de ChatGPT.
Bitcoin au point de bascule ?
Après avoir battu un nouveau record le 14 août à plus de 124.000 dollars, la reine des cryptomonnaies a chuté sous les 110.000 dollars.
Elle est aujourd’hui sur une zone de support importante :
Si le Bitcoin clôture cette semaine en-dessous des 112 000 dollars, il pourrait lui falloir un certain temps pour retrouver son élan à court terme.
Cette faiblesse pourrait être aggravée par le fait que les mois d'août et septembre sont historiquement difficiles pour le Bitcoin :
Le côté « verre à moitié plein » de cette histoire ?
Si le Bitcoin s'affaiblit tandis que les Altcoins restent stables et/ou se renforcent, nous pourrions officiellement entrer dans la saison des altcoins !
Autrement dit : une période où des cryptomonnaies méconnues surpassent très largement le BTC sur 90 jours.
Le meilleur moyen de le savoir est de surveiller la dominance du Bitcoin :
Et celle-ci semble clairement en train de sortir par le bas du canal haussier dans lequel elle évolue depuis 2023.
L’Alt Season serait imminente ?
Et vous ?
Avez-vous basculé sur les Altcoins ou êtes-vous encore investi en Bitcoin ?
Le graphique de la semaine :
C'est sans précédent :
Les bénéfices des Magnificent Seven ont bondi de +145 % depuis le lancement de ChatGPT en novembre 2022
Pour rappel, les “7 Magnifiques” sont Alphabet (Google), Meta (Facebook), Apple, Amazon, Microsoft, Nvidia et Tesla.
À titre de comparaison, les bénéfices des 493 autres entreprises du S&P500 n'ont augmenté que de +4 % au cours de la même période.
De plus, le BPA (Bénéfice Par Action) des « Magnificent 7 » a augmenté de +700 % depuis 2020, tandis que les autres composantes du S&P 500 ont enregistré une croissance du BPA de +31 %.
Cela représente une croissance des bénéfices 22 FOIS supérieure en seulement 5 ans et demi
Au cours de la dernière décennie, les Magnificent 7 ont enregistré une croissance massive de +2 134 % de leurs bénéfices.
L’IA est au coeur de ces surperformances
Musk poursuit Apple et OpenAI, les accusant d'étouffer son IA Grok au profit de ChatGPT.
Surchauffe de la bulle de l’IA ou au contraire bataille pour la place de numéro 1 dans un secteur ou “Winner Takes it All” (le gagnant emporte tout) ?
Je suis cette affaire de très près.
Dette : les Etat-Unis au bord de l'implosion ?
On entend partout que la dette explose en France.
Et je vous avais partagé récemment mon analyse sur l’explosion de la dette japonaise.
Aujourd’hui on va voir que la première puissance économique du monde est aussi un colosse aux pieds d’argile… Et les conséquences pour nous investisseurs.
Il y a deux semaines à peine, le plafond des 37 000 milliards de dollars faisait la une des journaux américains
Aujourd'hui, nous sommes à 20 % de la barre des 38 000 milliards de dollars comme si de rien n’était…
21 milliards de dollars de dette PAR JOUR
C’est le rythme infernal auquel grossit la dette américaine.
Au cours des 48 derniers jours, la dette fédérale américaine a augmenté de 1 000 milliards de dollars, soit 21 milliards de dollars PAR JOUR.
Rien que depuis le 11 août, les États-Unis ont ajouté plus de 200 milliards de dollars à leur dette
Les États-Unis dépensent actuellement environ 44 % de leur PIB par an
Soit un niveau similaire à celui atteint pendant la Seconde Guerre mondiale et en 2008, en pleine crise des Subprimes.
Seule la crise Covid a fait pire.
Dans le même temps les États-Unis vantent la « solidité » de leur économie
Et la Fed appelle à un « atterrissage en douceur », c'est-à-dire une inflation qui baisse doucement sans provoquer de récession.
D’où ce paradoxe :
Pourquoi les dépenses publiques américaines atteignent-elles des niveaux comparables à ceux de la Seconde Guerre mondiale dans une économie « forte » ?
Le phénomène s’accélère.
En juillet 2025 SEULEMENT, les États-Unis ont enregistré un déficit de 291 MILLIARDS de dollars.
Il s'agit du deuxième plus important déficit jamais enregistré pour un mois de juillet.
Année record en vue
Nous sommes maintenant à quelques mois de la fin de l'exercice 2025 et le déficit américain atteint 1 630 milliards de dollars.
C'est 109 milliards de dollars de plus que les niveaux observés au cours de l'exercice 2024, et la situation ne fait qu'empirer.
Le déficit est désormais en hausse de +7,4 % en glissement annuel, ce qui place cette année en bonne voie pour enregistrer le troisième plus important déficit de l'histoire des Etats-Unis.
Pourtant, les États-Unis continuent de dépenser sans compter
C'est exactement le problème :
Contrairement à ce que clame Donald Trump, il s'agit d'une question de dépenses, et NON d'une question de taux d'intérêt.
Cela ne vous rappelle rien ?
Et oui, la situation est du pareil au même des deux côtés de l’Atlantique !
Il s'agit d'une crise des dépenses de l’Etat
Le mois dernier, les dépenses publiques ont bondi de +9,7 % en glissement annuel pour atteindre 630 milliards de dollars, le deuxième niveau le plus élevé depuis janvier.
Dans le même temps, les recettes n'ont augmenté que de +2,5 % en glissement annuel pour atteindre 338 milliards de dollars, dont 29,6 milliards de dollars provenant des droits de douane.
Mécaniquement, ça coince.
La baisse des taux n’y changera rien
À mesure que les taux ont augmenté, la dette américaine s’est refinancée à des taux compris entre 1,5 % et plus de 3,0 % aujourd’hui.
Le président Trump continue d'appeler la FED à baisser les taux, ce qui réduirait les charges d'intérêts des États-Unis.
Mais cela ne permettrait en rien de résoudre la crise.
Il faudrait des années pour refinancer la totalité de la dette
Même si le taux sur la totalité des 29 000 milliards de dollars de dette publique était réduit de 100 points de base, les États-Unis pourraient économiser 97 milliards de dollars x 3 = 291 milliards de dollars par an.
Même si cela se produisait comme par magie, le déficit annuel des États-Unis passerait de 1 800 milliards de dollars à 1 500 milliards de dollars en 2025.
Ce serait toujours une crise catastrophique..
Sans oublier que l'économie américaine repose désormais sur le déficit budgétaire
Le déficit budgétaire américain a atteint en moyenne 9 % du PIB au cours des cinq dernières années.
Ce chiffre est même supérieur aux niveaux enregistrés lors des récessions de 2001 et des années 1980.
Et la pente est glissante.
Problème : réduire les dépenses pour réduire le déficit risquerait d’entraîner une dépression
Contrairement à ce qu'on pense des Etats-Unis, modèle censé être libéral, une part importante du PIB américain repose sur la dépense publique :
infrastructures,
salaires,
aides sociales,
aide aux entreprises,
défense…
Couper massivement ces dépenses réduit directement la demande globale dans l’économie.
Or, aux États-Unis, la consommation représente environ 70 % du PIB.
Une baisse soudaine des dépenses publiques ferait chuter cette consommation.
Compte tenu de leur trajectoire budgétaire actuelle, il est certain à 100 % que les États-Unis feront faillite à long terme
Comme la France, comme le Japon.
A moins de se réformer profondément… et d’accepter les conséquences de court terme qu’aucun gouvernement n’est prêt à assumer.
Comme on le voit chez nous avec ce que propose Bayrou.
En mai, nous avons vu apparaître les premiers signes avant-coureurs de la crise actuelle du déficit
Les obligations américaines à 20 ans ont dépassé les 5 % de rendement, pour la 2ème fois de leur histoire.
Les investisseurs exigent des rendements PLUS ÉLEVÉS pour la dette américaine en raison d'un risque accru.
L'économie japonaise est un excellent aperçu de la direction que prennent les États-Unis
J’en ai parlé dans la newsletter du 29 juillet.
Le Japon est rattrapé par sa dette, mise sous le tapis pendant des décennies comme s’il pouvait repousser le problème indéfiniment.
Le déficit budgétaire est LE plus grand problème économique de nos économies, mais celui qui retient le moins l'attention
Car il est technique et sans cesse repoussé en augmentant le plafond de la dette.
Mais l'exemple japonais nous montre qu’on ne peut indéfiniment repousser le problème, et que tôt ou tard le réel nous rattrape.
Conclusion pour l’investisseur
Les prophètes d’apocalypse nous prédisent “la mère de toutes les crises” tous les quatre matins depuis 2008.
Mais comme l’a dit Keynes : « Le marché peut rester irrationnel plus longtemps que vous ne pouvez rester solvable »
Autrement dit, tout vendre ou acheter des actions défensives en attendant une crise qui vous ferait tout perdre vous fait surtout perdre les immenses bénéfices que vous pouvez engranger tant que les marchés montent, même s’ils montent sur de la dette.
Mon avis ? il faut prendre ce qu’il y a à prendre, tout en restant lucide sur les risques de retournement bien réels.
À la semaine prochaine sur Momentum !
L’équipe Momentum ⏳