Le marché US au même niveau que la bulle internet ?
L'alternative à la banque privée accessible à tous ?
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Le marché US n’a jamais été aussi cher depuis 1999
L’alternative à la banque privée accessible à tous ?
Midterms 2026 : le pire ennemi de votre portefeuille, c'est vous
ANTHROPIC : la maison mère de l’IA Claude préparation la plus grande IPO de l’histoire : 2.000 milliards de dollars, mais attention
S&P500 : l’indice boursier regagne ses records historiques à près de 7.800 points malgré l’incertitude ambiante
DETTE : selon le département du Trésor, les intérêts de la dette américaine s’élèvent à 3,8 milliards de dollars par… jour !
ELI LILLY : le cours de la société progresse de près de 40 % depuis fin avril
OR : pour la première fois depuis juin 2026, le cours du métal jaune regagne les 4.400 USD l’once
Le marché US n'a jamais été aussi cher depuis… 1999
Il existe un thermomètre de la cherté des marchés que les investisseurs professionnels surveillent depuis des décennies : le CAPE ratio (pour Cyclically Adjusted Price Earning ratio) de Robert Shiller, prix Nobel d’économie.
Il rapporte le cours du S&P 500 à ses bénéfices moyens des dix dernières années (corrigés de l’inflation) pour lisser les cycles.
Sa lecture actuelle a de quoi faire réfléchir :
Le CAPE frôle aujourd’hui 42, contre une médiane historique d’environ 17.
Il n’a été plus élevé qu’une seule fois en près de 150 ans : lors de la bulle internet
Où il avait atteint 44 fin 1999.
À titre de comparaison, le pic de 1929, juste avant la Grande Dépression, culminait « seulement » à 33.
Nous sommes donc au deuxième plus haut de toute l’histoire
des marchés américains
Que faut-il interpréter ?
Une précision essentielle d’abord : un CAPE élevé n’est pas un signal de vente ni un outil de timing.
Le marché peut rester cher, voire le devenir davantage, pendant des années, comme en 1998-2000.
Beaucoup ont vendu trop tôt en criant à la bulle
En revanche, c’est un excellent prédicteur des rendements de long terme.
Historiquement, plus le point de départ est cher, plus les performances des dix années suivantes sont faibles.
Acheter le marché américain à un CAPE de 42, c’est accepter, statistiquement, des rendements futurs plus modestes que la moyenne, et une sensibilité accrue à la moindre déception.
Conclusion
Ne fuyez pas les actions pour autant, comme le disait Keynes :
“Le marché peut rester irrationnel plus longtemps que vous
ne pouvez rester solvable”
Autrement dit, avoir raison trop tôt équivaut à avoir tort.
Personnellement je remonte mes stop loss régulièrement, et je diversifie mes positions du S&P500 vers des zones et des industries moins chères.
L’alternative digitale à la banque privée accessible à tous ?
Les banques privées offrent des services inaccessibles aux épargnants des banques classiques.
Que ce soit en termes d’expertise de conseil comme de diversité et de performance des stratégies, elles sont au-dessus.
Problème, cette qualité se paie :
Généralement il faut un ticket minimum pour entrer.
Sans parler des frais via lesquels ils se rémunèrent, parfois en douce : frais de gestion, frais des fonds, commissions sur certains produits, frais de transaction… parfois la belle performance est mangée par les frais !
Aujourd’hui, je suis fier de vous présenter le sponsor du jour, Ramify
Ainsi que ses fondateurs : Olivier, ancien gestionnaire de portefeuille chez Goldman Sachs, et Samy, ancien consultant sur l’industrie financière chez Oliver Wyman.
Ramify, c’est quoi ?
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Pourquoi passer par Ramify ?
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Un conseil et un accompagnement personnalisés : Comme une banque privée, Ramify convient à ceux qui veulent être accompagnés et investir sans se prendre la tête. Vous pouvez parler avec des conseillers experts en gestion de patrimoine pour découvrir les produits et bénéficier d’un accompagnement dédié.
Performance et optimisation fiscale : En plus d’optimiser votre fiscalité, Ramify vous recommande la stratégie d’investissement la plus adaptée pour avoir la meilleure performance nette d’impôts. Depuis le lancement de Ramify en 2021, la performance de leur portefeuille Essential a atteint +81,36 % sur 5 ans*
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* performance cumulée du 31/12/2020 au 30/12/2025, soit une performance annualisée de 12,64 %, support 100% ETF, avec un niveau de risque 10/10
Article rédigé en collaboration commerciale avec Ramify. Rendements non garantis. Tout investissement comporte des risques de perte partielle ou totale du capital investi.
Midterms 2026 : le pire ennemi de votre portefeuille, c'est vous
Le second semestre 2026 s’ouvre sur une équation nerveuse :
conflit iranien,
énergie chère,
taux incertains
et, en toile de fond, des élections américaines de mi-mandat en novembre
Historiquement, ce cocktail donne aux années de midterms la plus faible performance du cycle présidentiel :
+7,5 % en moyenne pour le S&P 500,
contre +12,4 % pour une année type
et +12,1 % pour une année d’élection présidentielle.
Les deux derniers midterms l’illustrent brutalement : −18,1 % en 2022, −4,4 % en 2018, les deux pires années depuis 2008.
D’abord la faiblesse, ensuite le rebond
C’est le motif que révèle ce graphique de chez BlackRock.
Sur toutes les années de midterms depuis 1970, le marché est mou pendant des mois, touche un point bas… puis rebondit en moyenne dès un mois avant le vote, à mesure que les sondages lèvent l’incertitude.
Résultat : une performance moyenne de +14,1 % dans les 6 mois qui suivent
Attendre la « certitude » du résultat revient donc souvent à rater le début du rebond.
Mais tous les scénarios ne se valent pas.
Quand le parti au pouvoir perd son trifecta (présidence + deux chambres), la hausse post-électorale est nettement plus molle : +10,4 %, contre +16,1 % lorsque le pouvoir est conservé ou que le Congrès reste divisé.
Le marché sanctionne l’incertitude législative et c’est là que se loge le risque 2026 :
Un revers républicain aux midterms enverrait le marché vers le scénario « bas » de la fourchette.
D’autres catalyseurs pourraient aggraver la faiblesse d’automne :
L’Iran et le détroit d’Ormuz d’abord : un embrasement propulserait le pétrole au-delà des 100 $ et durcirait le ton des banques centrales
La dette et le déficit américains ensuite : l’épée de Damoclès sur les taux longs.
L’IA enfin, devenue sujet politique : les data centers pourraient absorber jusqu’à 17 % de l’électricité américaine d’ici 2030, 46 % des électeurs en ont une image négative, et 156 Md$ de projets ont été gelés en 2025. Un thème qui peut peser sur le leadership de marché.
Le CAPE ratio de Shiller expliqué dans notre premier article plus haut
Le vrai danger n’est pourtant pas la volatilité, c’est votre réaction
Le constat est sans appel : 100.000 $ placés sur le S&P 500 depuis 2013 valaient 398.000 $ début 2026 si vous n’y avez jamais touché.
Mais l’investisseur qui vendait chaque fois que « son » camp n’était pas au pouvoir n’avait plus que 214.000 $ (sorties quand les Républicains perdaient) ou pire encore, 186.000 $ (sorties quand les Démocrates perdaient).
Ne rien faire vaut mieux que mal faire
Cette illusion vaut aussi pour les secteurs. On croit pouvoir associer tel parti à tel secteur sur le fond de leur idéologie : c’est faux.
L’énergie fut le pire secteur sous Obama et sous le premier mandat Trump… puis le meilleur sous Biden et le second mandat Trump.
La Tech, elle, reste dans le top 2 sous les quatre dernières présidences. Le leadership sectoriel suit les cycles économiques, pas les couleurs politiques.
2 postures pour le second semestre
La première, la discipline : ne rien changer, poursuivre son DCA. Sur longue durée, rester investi bat presque toujours le timing, justement parce que le rebond récompense ceux qui ne sont pas sortis, et qu’il démarre avant le vote.
La seconde, l’opportunisme mesuré : constituer une petite poche de liquidités et la redéployer si la faiblesse saisonnière de l’automne se matérialise. À condition de ne jamais interrompre le DCA de fond, et de ne pas parier sur le résultat électoral.
Conclusion
Pour le cœur du portefeuille, je reste investi et garde le cap du DCA, bâti sur des ETF larges et peu coûteux, un ETF S&P 500 éligible PEA comme l’Amundi PEA S&P 500 UCITS ETF Acc (PSP5, ISIN FR0011871128, TER 0,12 %) faisant parfaitement l’affaire.
La poche opportuniste, elle, ne se justifie que sur la fraction que vous êtes prêt à piloter activement.
Le seul pari perdant d’avance, c’est de vendre parce qu’un camp a gagné ou perdu.
À la semaine prochaine sur Momentum !
L’équipe Momentum ⏳











