IRAN/US : et si Trump avait un plan depuis le début ?
Bitcoin ne sort pas de sa latéralisation
Bienvenue sur Momentum, la newsletter pour investir et gérer ses finances personnelles ! Aujourd’hui, on parle de :
Une pièce de plus en faveur d’une récession cette année…
L’or retrace : bon moment pour reprendre son DCA ?
IRAN/US : et si Trump avait un plan depuis le début
BARIL : le cours du baril d’Oman perd 46 % à 80 $ : les marchés pricent la fin de la guerre ?
ORMUZ : Donald Trump repousse à samedi son ultimatum envers l’Iran concernant la réouverture du détroit. Attaque prévue ou vrai apaisement ?
FED : inflation en hausse (3,4 % contre 2,9 % anticipés), Jerome Powell maintient les taux directeurs à 3,50 %
BITCOIN : Strategy annonce un nouveau plan d’investissement dans Bitcoin de 44 milliards de dollars par émission de nouvelles actions
SMCI : le cours de la société s’effondre de 33 % après l’arrestation d’un des cofondateurs pour contrebande de 2,5 milliards de dollars de cartes GPU Nvidia
E-VOITURE : les constructeurs font machine arrière sur l’électrique : le Financial Times a calculé que ce revirement leur a couté 70 milliards juste en 2025
Une pièce de plus en faveur d’une récession cette année…
Un nouvel indicateur vient de déclencher un signal de récession, et ce n’est pas le genre d’alerte qu’il faut traiter à la légère :
Ce graphique compare la tendance de prix du pétrole et les risques de récession.
Que voit-on ?
On observe que le pétrole s’éloigne fortement de sa tendance historique, au point de retrouver dans une zone qui a souvent correspondu à des périodes de récession américaine.
Coût de l’énergie qui flambe = ralentissement économique global, classique.
Évidemment, aucun indicateur ne suffit a lui seul pour prédire l’avenir mais…
Le problème, justement, c’est qu’il n’est pas seul.
On a vu la semaine passée que les probabilités de récessions explosent :
Moody’s estime le risque de récession à 50 %, Goldman Sachs à 30 %…
Sommes nous à l’aube d’une récession majeure ou… tout ceci fait partie d’un plan ?
Réponse dans mon Etude de cas ci-dessous ⬇️
L’or retrace : bon moment pour reprendre son DCA ?
Il y a encore quinze jours, l’or flirtait avec les 5 200 dollars l’once.
Un record historique, porté par des années d’achats massifs des banques centrales mondiales et un climat incertain.
Un rééquilibrage structurel colossal, qui a propulsé le métal jaune dans une trajectoire hors norme.
Mais la correction vient d’arriver. Brutale. -20 % pour retomber autour des 4.200 dollars :
Pourquoi cette chute, alors que le contexte de risque reste élevé ?
Le VIX — l’indice de la peur sur les marchés américains — dépasse les 27.
C’est 70 % au-dessus de son niveau de référence, en seulement six mois.
En théorie, c’est exactement l’environnement où l’or devrait tenir, voire progresser.
Trois facteurs expliquent cette anomalie
D’abord, la spéculation. Depuis décembre, une vague spéculative massive s’est greffée sur le mouvement structurel des banques centrales. Elle a propulsé l’or bien au-delà de sa valeur fondamentale. Cette mousse est en train de se dégonfler.
Ensuite, les ventes forcées. Des investisseurs institutionnels ont dû liquider leurs positions en or pour couvrir des besoins de liquidité ailleurs. Pas par manque de confiance dans le métal, mais parce que la crise les y obligeait.
Enfin, les banques centrales ont probablement mis leur programme d’achat en pause. En période de crise aiguë, les réserves servent à défendre les monnaies et à gérer l’urgence — pas à accumuler de l’or.
Ce que ça signifie pour nous
L’or à 4.200 dollars, c’est l’or qui revient sur des niveaux cohérents avec ses fondamentaux. La prime spéculative s’efface.
Les raisons structurelles d’en détenir, elles, restent intactes :
tensions géopolitiques persistantes,
banques centrales qui reprendront leurs achats dès que la pression immédiate se dissipera.
Dans ce contexte, recommencer un DCA sur l’or à ces niveaux a du sens.
Attention toutefois : personnellement je ne reprendrai que quand la purge sera terminée et la dynamique haussière confirmée en clôture hebdomadaire.
IRAN/US : et si Trump avait un plan depuis le début ?
Ces derniers jours ont étés un véritable film hollywoodien :
Trump annonce vendredi 20h40 (heure de Paris) qu’il ne “veut pas de cessez le feu avec l’Iran”.
Vendredi 22h15 (après la fermeture des marchés US) il envisage de “réduire progressivement ses efforts militaires contre l’Iran”.
Samedi 23h40 “l’Iran veut conclure un accord, pas moi”
Dimanche il menace “Si l’Iran ne rouvre pas le détroit d’Ormuz d’ici 48h les Etats-Unis anéantiront les centrales électriques d’Iran”
Mardi il annonce le report de ces frappes de 5 jours soit jusqu’à vendredi
Et le même jour on apprend que des milliers de Marines devraient arriver au Moyen-Orient… vendredi.
Coup de bluff pour favoriser les négociations ? l’Iran dément tout en bloc !
Aucun pourparler de paix ne sont en cours, l’Iran n’aurait pas donné suite à des propositions de discussions.
Pire, ils exigeraient la levée de toutes les sanctions, l’assurance de ne plus être attaqué ET l’indemnisation des dommages subis comme conditions
Coup de théâtre : on apprend hier que des pourpalers de paix pourraient se tenir jeudi.
Derrière ce qui ressemble à du chaos total... il y a peut-être un plan
Lundi, les marchés ouvrent en baisse, la moyenne mobile des 200 jours craque sur les indices US, les bons du Trésor à 10 ans tutoient les 5 %…
Les américain paient leur essence une fortune et vont devoir rembourser des crédits à 7%, le spectre de l’inflation plane sur le monde…
Et soudain, un tweet :
« Nous avons eu des discussions très bonnes et productives avec l’Iran ces derniers jours. En raison de ces avancées, j’ai décidé de reporter de cinq jours les frappes prévues sur les infrastructures énergétiques et électriques iraniennes. »
Trump, Truth Social, 22 mars
En quelques minutes le CAC prend +4%, le DAX +6%, le pétrole -10%…
Et si Trump avait un plan depuis le début ?
Plusieurs analystes ont remarqué qu’il fonctionne par cycle :
Menace → Escalade → Ouverture surprise → Délai → Reset.
Derrière le chaos, une suite logique.
La preuve ?
Rappelez-vous, en mai 2025 on a vécu la même séquence avec la Chine.
Pékin dit “fake news”. Trois semaines plus tard : accord, tarifs réduits à 30%.
On est exactement au même endroit avec l’Iran aujourd’hui.
Et si tout ça n’était qu’un moyen d’emporter les midterms ?
Les élections de mi-mandat ont lieu le 3 novembre prochain.
Imaginez :
deal avec l’Iran
pétrole à 65$
nouveau président de la Fed
baisses de taux
marchés qui s’envolent
tout cela PILE au bon moment électoral.
Est-ce que c’est ce qui va se passer ?
Sommes-nous à l’aube d’un rallye d’anthologie sur la bourse US ?
C’est l’exact opposé du scénario récession.
Et très honnêtement, je n’en ai aucune idée. Mais le scénario paraît crédible.
Trump a déjà prouvé que derrière la frénésie de tweets il a toujours en ligne de mire les intérêts financiers des Etats-Unis… et les siens.
Et il n’y a pas que Trump
Le S&P 500 a perdu 5 % depuis le début de la guerre en Iran, et la vague de ventes en est désormais à son 15e jour de cotation.
Lors des conflits géopolitiques précédents, les actions américaines ont atteint leur plus bas niveau vers le 15e jour en moyenne, d’après une analyse Boomberg sur plus de 30 conflits des 80 dernières années :
La vague de ventes actuelle suit presque exactement la trajectoire moyenne et médiane observée historiquement.
En attendant, accrochez vos ceintures
Si ça passe, 2026 nous réserve de jolis profits.
Mais si l’Iran vient enrayer cette jolie mécanique et reste ferme sur ses exigences… que fera Trump ?
Se couchera-t-il pour sauver les meubles… ou enverra-t-il des troupes au sol dans un remake de l’invasion en Irak en 2003 ?
Rendez-vous au prochain épisode !
Pour ma part toutes mes positions ont des stop-loss bien en place. Et vous ?
À la semaine prochaine sur Momentum !
L’équipe Momentum ⏳









