Et si vous investissiez à 15 % de rentabilité ?
Les dividendes sont-ils en train de mourir ?
Bienvenue sur Momentum, la newsletter pour investir et gérer ses finances personnelles ! Aujourd’hui, on parle de :
Coldcard piraté : attention à vos cryptos !
Et si vous investissez à 15 % de rentabilité ?
Les dividendes sont-ils en train de mourir ?
BLACKROCK : le cours de la société progresse de 15 % en un mois
SANDISK : l’action retrace de -41 % depuis son record du 22 juin dernier
GAFAM : Microsoft bondit de +18 %, pendant que META et AMD font un gap baissier de -10 %
IRAN : le pétrole baisse à 76 $ suite à l’annonce d’un accord imminent par Scott Bessent
RECORD : le S&P500 bat un nouveau record historique à plus de 7 640 points
Coldcard piraté : attention à vos cryptos !
Depuis le 30 juillet, la Coldcard, portefeuille matériel du fabricant canadien Coinkite, est au cœur d’un piratage toujours en cours.
Le bilan provisoire donne le vertige : environ 1.367 bitcoins, soit près de 89 millions de dollars, dont 594 bitcoins volés en 25 minutes lors d’une seule vague.
La cause n’est pas un vol physique, mais un défaut logiciel
Un firmware diffusé à partir de 2021 générait les clés en contournant le vrai générateur de hasard de la puce.
Résultat : des phrases de récupération avec trop peu d’entropie, suffisamment faibles pour qu’un attaquant puisse les reconstituer. Sont concernés les modèles Mk3, Mk4 et Mk5 avant la version 5.6.0, et Q avant 1.5.0Q.
Le point crucial : la faille suit votre phrase de récupération, pas l’appareil
Réimporter la même seed dans un autre portefeuille, même un Ledger flambant neuf, ne protège donc de rien. La seule vraie parade est de générer une nouvelle phrase et d’y déplacer vos fonds.
Concrètement, du plus simple au plus robuste :
Transférer vos bitcoins vers un exchange conforme à la réglementation européenne MiCA (Kraken, OKX, Bitvavo, Coinhouse, Coinbase), le temps de vous réorganiser
Un nouveau portefeuille avec une seed neuve (Ledger, Blockstream, etc.), idéalement doublé d’une passphrase
Un multisig : plusieurs clés indépendantes générées par plusieurs wallets de différentes marques
Conclusion
Cet épisode rappelle une vérité inconfortable : la souveraineté s’accompagne toujours de sa part de risque, technique et humaine.
Ce n’est pas une raison d’y renoncer et de tout confier à des tiers : c’est une raison de la pratiquer avec méthode et rigueur.
Et si vous investissiez à 15 % de rentabilité ?
Le crowfunding tout le monde connaît : vous financez le projet immobilier d’un opérateur contre rémunération.
Le crowdlending c’est le même principe appliqué à l’entreprise :
Vous financez la croissance de PME.
C’est souvent bien plus rémunérateur que le crowdfunding, car les marges de l’immobilier se sont fortement réduites ces dernières années.
Problème, c’est moins connu et plus complexe à comprendre pour la majorité des investisseurs.
Le reproche qu’on entend le plus souvent sur le crowdlending, c’est celui-là :
« On ne sait pas vraiment où va l’argent »
C’est un vrai sujet.
Sur beaucoup de plateformes, vous financez « une PME européenne du secteur des services » et vous n’en saurez pas beaucoup plus.
Alors j’ai fait l’exercice inverse.
J’ai ouvert trois fiches projet sur MacLear et j’ai regardé, ligne par ligne, ce que l’investisseur a réellement sous les yeux avant de cliquer.
Dossier n°1 — WEBMARKET Ltd. (Bulgarie) — 14,9 % de rentabilité
Besoin en trésorerie : 600.000 €
Horizon de temps : 12 mois
Rentabilité : 14,9 %
Qui est Webmarket Ltd ?
Un intégrateur d’infrastructures serveurs installé à Sofia, la capitale.
Il conçoit, équipe et met en service les salles serveurs d’entreprises industrielles et tech — onduleurs, baies, câblage, mise en route.
Un business model simple mais efficace.
Parmi ses clients : Melexis, Televic, ePay, des PME locales bien implantées.
Ce qui rend la société intéressante, c’est un bond de rentabilité
Jusqu’en 2024, elle revendait du matériel, avec les marges qui vont avec : 1,3 % de résultat net. Peu de risque, mais peu de rentabilité aussi.
En 2025 elle s’est mise à livrer des projets clé en main, ingénierie comprise.
Le chiffre d’affaires est passé de 492 000 € à 1,19 M€, et la marge nette à 7 %.
Sans pour autant augmenter le risque, juste en intégrant la chaîne de valeur.
Pour 2026, elle a déjà 960 600 euros de contrats signés.
Où va l’argent ?
L’emprunt sert à acheter le matériel de trois chantiers déjà signés, en attendant d’être payé.
Le dossier dit quel montant va sur quel chantier, pour quel client.
A la clé pour l’investisseur :
14,9 % fixe, intérêts versés tous les mois, capital remboursé à l’échéance des douze mois.
En face, un collatéral détaillé pièce par pièce :
Les équipements achetés, la trésorerie, les actifs au bilan — chacun avec sa décote.
Total retenu : 808 300 € pour 600 000 € prêtés, soit un LTV de 74 %.
Note MacLear : BBB
Soit triple B sur une échelle qui va de D à AAA.
Et ce n’est qu’un petit extrait !
La fiche donne aussi :
3 exercices de comptes complets,
le prévisionnel charges financières incluses,
le calendrier d’exécution d’un chantier semaine par semaine,
et l’analyse du marché bulgare.
Ce n’est pas un nom au hasard avec un taux à côté
C’est un dossier de crédit en bonne et due forme avec une description aux standards professionnels.
Mais pour en avoir le cœur net, j’ai regardé un second dossier, clôturé cette fois.
Dossier n°2 — LINK S.R.L. (Italie) — 14,7 % de rentabilité
Besoin en trésorerie : 50.000 €
Horizon de temps : 13 mois
Rentabilité : 14,7 %
Qui est Link SRL ?
Une société d’ingénierie installée à Nove, en Vénétie, dans le nord de l’Italie.
Elle conçoit, équipe et met en service des centrales photovoltaïques et des systèmes de stockage pour des industriels du nord de l’Italie.
Là encore un business model simple mais efficace.
Là aussi des clients locaux solides : Dainese (vêtements moto), Pedrollo, Ferroli, SICIT Group.
Là aussi un virage : de 9 à… 26 % de marge
Jusqu’en 2023, LINK faisait du négoce d’équipement : 1,1 M€ de chiffre d’affaires, 9 % de marge brute, et un résultat net de 17 000 €.
En 2024, elle est passée au clé en main — étude, achat, chantier, mise en service.
La marge brute est montée à 26 % et le résultat net a été multiplié par 7, à 126 651 € !
Où va l’argent ?
L’emprunt finance trois chantiers signés, chiffrés au panneau près :
une toiture solaire avec batteries chez Mascar,
une modernisation de centrale chez Caron,
un tracker solaire chez Agritosetto.
977 825 € de contrats au total
Le collatéral, ce sont les équipements achetés, décotés de 20 % pour tenir compte de leur valeur de revente.
Note MacLear : A
Même une pépite pareille n’est pas triple A au regard des standards élevés de MacLear !
Pourtant la dette sur fonds propres est de 0,71 — c’est-à-dire une société peu endettée.
Sur la plateforme, le financement a été bouclé à 50 009 € par 92 investisseurs
Soit un ticket moyen de 540 €.
Financé le 30 juin 2025.
Tout s’est déroulé comme prévu
13 mois d’intérêts versés chaque mois
Remboursement le 30 juillet 2026, à la date prévue
C’est ce qu’on veut voir en tant qu’investisseur !
En bref
Les plateformes de crowdlending ne manquent pas. La transparence, si.
Et MacLear a parfaitement compris comment y remédier.Avec un track record d’un seul défaut sur prêt sur près de 2 000 projets financés, investir avec MacLear, c’est profiter de rendements ultra compétitifs et de la rigueur suisse d’un seul coup.
Elle compte déjà près de 50.000 investisseurs qui ont investi près de 120 millions d’euros…
… et touché plus de 10 millions d’intérêt (en plus du capital remboursé donc) !
Prêt à diversifier votre portefeuille ?
Article rédigé en collaboration commerciale avec MacLear. Rendements non garantis. Tout investissement comporte des risques de perte partielle ou totale du capital investi. Le crowdlending comporte un risque de défaut de l’emprunteur, bien se renseigner sur les risques d’illiquidité et les conditions de sortie de chaque projet sur la plateforme.
Les dividendes sont-ils en train de mourir ?
942 milliards de dollars : c’est ce que les 500 plus grandes entreprises américaines ont dépensé en 2024 pour racheter leurs propres actions. Un record absolu.
Pendant ce temps, le rendement du dividende de ces mêmes entreprises est tombé à environ 1,15 %, son plus bas niveau depuis la bulle internet de l’an 2000.
La question est donc légitime : le dividende est-il en train de mourir, et le rachat d’actions est-il vraiment supérieur ?
Rappel de base : un dividende n’est pas de l’argent qui tombe du ciel
C’est un transfert de richesse, comme un retrait au distributeur. On prend l’argent de l’entreprise pour le transférer à l’actionnaire.
Une action à 100 qui détache 3 de dividende ouvre le lendemain à 97, pas à 100.
Si le cours repasse au-dessus, c’est seulement grâce à la croissance de l’entreprise.
Le rachat d’actions, l’alternative pas si magique
Sur le papier, il est élégant : en annulant 1 % de ses actions, l’entreprise répartit le même bénéfice sur moins de titres, le bénéfice par action monte mécaniquement, et c’est un « dividende déguisé » qui échappe en partie à l’impôt.
Mais la pratique déçoit
Une étude McKinsey (Dyang et Koller) montre que les 3/4 des entreprises auraient mieux fait d’étaler leurs rachats façon DCA :
les dirigeants rachètent au pire moment, quand la trésorerie déborde et que les cours sont chers,
et s’arrêtent quand les cours s’effondrent, précisément quand il faudrait acheter.
Le dividende comme signal de qualité
Depuis 1973, les performances des entreprises se différencient beaucoup selon leur politique de dividende.
L’exemple parfait est Procter & Gamble (Oral-B, Pampers, Gillette, Ariel), qui verse un dividende sans interruption depuis 1890 et l’augmente chaque année depuis 68 ans. Une entreprise capable de cela pendant des décennies, sans se mettre en danger ni couper en pleine crise, signale forcément une gestion d’exception.
Mais quelque chose a changé
Depuis une dizaine d’années, les « Dividend Aristocrats » (25 ans de hausses consécutives) sous-performent nettement le S&P 500 : environ 9,5 % par an contre 15,5 % sur 10 ans, et l’écart s’accélère (5 % contre 14 % sur 5 ans).
La raison tient en un mot : la technologie. Les GAFAM ont dominé la décennie, mais aucune n’est éligible à l’indice, faute de 25 ans d’historique d’augmentation.
En les excluant par construction, l’indice s’est privé du meilleur de la période.
Alors, dividende ou rachat ?
La question est mal posée. Le vrai sujet est : les dirigeants de vos entreprises savent-ils quoi faire de votre argent ?
Une société qui augmente son dividende depuis 50 ans vous dit en filigrane « je préfère vous rendre ce cash plutôt que de risquer de le mal investir ». Un aveu d’humilité.
À l’inverse, Warren Buffett n’a versé qu’un seul dividende chez Berkshire en 60 ans parce que chaque dollar conservé y a créé plus d’un dollar de valeur : Berkshire a été multipliée par environ 40.000 depuis 1965.
Conclusion
Ni le dividende ni le rachat n’est supérieur dans l’absolu : les deux ne sont bons qu’entre de bonnes mains. Le dividende croissant reste le meilleur signal accessible de discipline et de qualité de gestion, mais il ne doit pas devenir un dogme qui vous prive des entreprises en hyper-croissance.
Fuyez surtout les entreprises qui coupent leur dividende ou brûlent leur cash en mauvais rachats : c’est là, statistiquement, que se détruit la valeur.
À la semaine prochaine sur Momentum !
L’équipe Momentum ⏳














