Annulation des tarifs douaniers : catastrophe ou opportunité ?
Le signal silencieux qui redéfinit le risque de Bitcoin
Bienvenue sur Momentum, la newsletter pour investir et gérer ses finances personnelles ! Aujourd’hui, on parle de :
L’annulation des tarifs douaniers de Trump : opportunité ou risque ?
MSCI et StrategyB : le signal silencieux qui redéfinit le risque de Bitcoin
Le VIX : quand l’indice de la peur devient un signal de marché
US : le taux de chômage baisse de 4,6 % en décembre 2025 à 4,4 % en janvier 2026 et l’inflation est conforme aux prévisions, 2,7 %.
GROENLAND : Trump envisage de verser 100.000 $ à chaque citoyen danois local contre leur soutien à la sécession du territoire au profit des Etats-Unis
IRAN : sur fond d’inflation des prix de 42 %, d’importantes manifestations de la population iranienne font vaciller le régime.
FRANCE : le CAC 40 bat son record à 8.328 points, essentiellement porté par L’Oréal et BNP Paribas
OR ET ARGENT : nouveaux records historiques à 4.600 $ et 85 $ respectivement.
L’annulation des tarifs douaniers de Trump : opportunité pour le marché action ?
Il y a encore quelques mois, l’idée paraissait secondaire.
Aujourd’hui, elle est suivie de très près par Wall Street.
L’annulation partielle ou totale des tarifs douaniers mis en place sous l’administration Trump n’est plus un simple débat juridique. C’est devenu un vrai scénario de marché.
Sur Polymarket, la probabilité que la Cour suprême valide pleinement la position de Trump reste faible : 24 % à peine
Prenons deux secondes pour comprendre ce qui se joue vraiment
Si la Cour juge que l’exécutif a outrepassé ses pouvoirs en s’appuyant sur l’International Emergency Economic Powers Act, l’État fédéral pourrait devoir rembourser jusqu’à 150 à 200 milliards de dollars de droits de douane déjà perçus, tout en renonçant à environ 100 milliards de recettes futures.
Pour les finances publiques, l’impact serait lourd.
Mais pour les entreprises cotées, la lecture est radicalement différente
Moins de tarifs, ce sont
des coûts d’importation plus faibles,
des marges qui se redressent
et des chaînes d’approvisionnement qui respirent à nouveau.
Pour de nombreux groupes industriels, technologiques ou de distribution, cela représente des milliards de dollars de résultat potentiel récupéré.
Dans ce type de configuration, les marchés actions regardent rarement le déficit public. Ils regardent les bénéfices.
Mais le signal compte plus que le détail juridique
Pour l’investisseur actions, cette séquence crée un terrain intéressant.
Une détente commerciale, même incomplète, soutiendrait les bénéfices et pourrait déclencher un rebond tactique des indices.
Le vrai risque se déplacerait alors ailleurs, vers la dette et le budget, pas vers les entreprises.
→ Dans ce contexte, les secteurs les plus exposés aux coûts d’importation — industrie, biens d’équipement, automobile, distribution — méritent d’être surveillés de près.
MSCI et StrategyB : le signal silencieux qui redéfinit le risque de Bitcoin
Il n’y a pas eu d’annonce fracassante. Pas de conférence de presse. Pas de déclaration officielle. Pas de réaction immédiate sur les marchés.
Et pourtant, la décision prise récemment par MSCI est probablement l’un des signaux institutionnels les plus importants envoyés à Bitcoin depuis l’arrivée des ETF spot aux États-Unis.
MSCI a choisi de ne pas exclure StrategyB (ex-MicroStrategy) de ses indices, y compris le très emblématique MSCI World
Dit autrement : un acteur central de l’indexation mondiale considère désormais qu’une entreprise dont la valeur repose majoritairement sur du Bitcoin peut rester intégrée dans un portefeuille actions « standard ».
C’est loin d’être anodin
40 milliards de dollars de capitalisation et plus de 15 000 milliards de dollars d’actifs directement ou indirectement indexés sur ses indices…
MSCI agit comme un arbitre silencieux du capital mondial.
Et elle vient de valider qu’une entreprise dont le bilan est massivement exposé à Bitcoin peut encore être considérée comme une entreprise légitime dans un indice actions mondial.
Bitcoin sort progressivement de la catégorie des risques « hors cadre »
Il n’est plus traité comme un risque systémique incompatible avec une allocation actions. Il devient un risque mesurable. Quantifiable. Intégrable. C’est un changement de régime.
Des millions d’investisseurs détiennent du Bitcoin sans l’avoir explicitement choisi désormais
Ils détiennent un ETF MSCI World.
Le MSCI World détient StrategyB.
StrategyB détient massivement du Bitcoin.
Le canal est en place. Silencieux. Automatique. Parfaitement conforme.
C’est là que le signal devient réellement puissant
Ce que MSCI valide, ce n’est pas seulement StrategyB. Il valide l’idée que l’exposition à Bitcoin ne crée plus de problème institutionnel.
Quand l’indice valide, le gérant suit. Et quand le gérant suit, les flux passifs s’installent.
Un précédent structurant pour les marchés et les investisseurs
Pendant que le narratif médiatique continue d’associer Bitcoin à la spéculation, voire au casino, le système financier fait exactement l’inverse.
Il l’intègre. Progressivement. Discrètement, dans ses structures les plus conservatrices.
Cette décision de MSCI donne raison à ceux qui raisonnent sur 5, 10 ou 15 ans.
Quand on sait que JP Morgan voit toujours le Bitcoin à 170.000 $ cette année, il y a de quoi “buy the rumor, sell the news” !
Le VIX : quand l’indice de la peur devient un signal de marché
Le VIX, surnommé « l’indice de la peur », mesure la volatilité implicite du marché actions américain à travers les prix des options sur le S&P500.
Lorsqu’il s’envole, il traduit une tension immédiate : les investisseurs paient plus cher la protection contre la baisse.
Et pourtant, l’histoire montre que ces périodes de stress ont offert les meilleures performances à 12 mois pour ceux qui ont su investir au cœur du bruit.
Durant les trente dernières années :
Lorsque le VIX a dépassé 28,7, le S&P500 a généré en moyenne +16 % sur l’année suivante.
Au‑delà de 33,5, la performance moyenne monte à +27 %.
À l’inverse, les périodes de faible volatilité ont souvent produit des rendements plus faibles et signalé des marchés complaisants.
Un VIX élevé : la peur comme signal d’achat
Un VIX élevé n’indique pas que le marché est en train de s’effondrer, mais plutôt que les acteurs du marché anticipent une volatilité inhabituelle.
Dans ces contextes, une partie des investisseurs capitule, les valorisations se détendent et les excès de pessimisme préparent souvent des rebonds puissants.
En d’autres termes : la peur est un carburant pour les rendements futurs.
Cette logique n’est pas propre à Wall Street : elle est valable pour tout investisseur français utilisant des ETF indiciels mondiaux, S&P500 ou MSCI World.
Un VIX faible : l’excès de confiance qui incite à la prudence
Si un VIX élevé peut indiquer une opportunité d’achat, un VIX très bas peut au contraire signaler un excès de confiance.
Historiquement, lorsque le VIX passe sous 12, les marchés sont souvent dans une phase d’euphorie silencieuse : faible volatilité, hausse régulière, confiance excessive.
Ce contexte n’est pas un signal de vente automatique, mais il peut justifier :
un renforcement des stops,
une réduction partielle d’exposition,
ou simplement l’arrêt de nouveaux achats tant que la volatilité reste anormalement comprimée.
Le VIX n’est donc pas un « indicateur de sortie » direct, mais plutôt un indicateur de surveillance : plus il s’écrase, plus le marché peut être vulnérable à un choc soudain.
Comment l’utiliser concrètement
Pour acheter intelligemment : un VIX > 28 est historiquement associé à des rendements attractifs sur 12 mois. Cela peut justifier un déploiement progressif, typiquement via des ETF indiciels (MSCI World, S&P500, Nasdaq).
Pour gérer son risque : un VIX < 12–13 peut signaler un marché trop calme : momentum encore haussier, mais plus fragile. Dans ces phases, il peut être pertinent de sécuriser une partie de ses gains ou de renforcer ses règles de protection (stop loss, prises de profits partiels).
À la semaine prochaine sur Momentum !
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