+826 % : les entreprises énergétiques EXPLOSENT
Le Bitcoin en passe de rebondir ou piège haussier ?
Bienvenue sur Momentum, la newsletter pour investir et gérer ses finances personnelles ! Aujourd’hui, on parle de :
JCDecaux : breakout après 10 ans de torpeur ?
+826 % : les entreprises énergétiques EXPLOSENT
Private Credit : le bank run silencieux qui fait trembler Wall Street
EUROPE : après un recul de 7 % en 10 jours, l’EUROSTOXX 600 se stabilise. Simple correction après ses plus hauts ?
BITCOIN : repasse au-dessus des 75.000 dollars pour la première fois depuis début février
FRANCE : le livret A financera 60 % du programme nucléaire français EPR 2
ORMUZ : les membres de l’OTAN ont refusé de participer aux opérations de sécurisation du détroit d’Ormuz pour éviter une escalade du conflit
US : la dette nationale dépasse désormais les 39 000 milliards de dollars et les risques de récession sont au plus haut depuis la pandémie :
JCDecaux : breakout après 10 ans de torpeur ?
Voilà bien longtemps qu’on ne parle du cours de JC Decaux en termes élogieux.
Depuis dix ans, le titre enchaîne les déconvenues
D’abord la chute libre entre 2018 et 2022.
Puis les actionnaires meurent d’ennuis dans un range étriqué, plat, situé entre 12 € et 20 €.
D’abord testée en mai 2016 à près de 40 € puis re-testée en janvier 2018, la résistance baissière descendante bloque tout
Comme un mur infranchissable.
Jusqu’au 12 mars 2026
Où enfin, le cours tente un breakout en force : +14,77 % en un jour !
La résistance baissière est pulvérisée par le haut avec des volumes en forte hausse.
Les acheteurs dominent clairement.
C’est le premier signal majeur de sortie de torpeur depuis une décennie.
Le déclencheur ?
Les résultats annuels 2025 publiés le 12 mars qui confirment des fondamentaux solides :
Chiffre d’affaires : 3,97 milliards € (+1,8 % organique)
Marge opérationnelle ajustée : 20,9 % (+150 points de base)
Free cash-flow record : 343 millions € (+48 %)
Dividende proposé : 0,65 € par action (+18 %)
Et surtout : objectifs T1 2026 > +5 % de croissance organique
Le top départ d’une nouvelle tendance haussière est donné.
Le titre redevient très attractif.
Les objectifs des analystes visent entre 19,65 € et 24 €
Le consensus passe en « Outperform ».
Personnellement :
j’accumule sur repli vers 17,50-18 € ou sur confirmation au-dessus de 19,50 €
stop-loss sous 16,50 € pour protéger mon capital.
objectif intermédiaire : 22-24 € dans les 12-18 prochains mois.
+826 % : les entreprises énergétiques EXPLOSENT
Les entreprises énergétiques cotées aux États-Unis lèvent des capitaux à un rythme accéléré.
Les ventes d’actions des producteurs de pétrole et de gaz cotés aux États-Unis ont atteint 3,51 milliards de dollars depuis le début du mois de mars, soit le deuxième montant le plus élevé depuis au moins huit ans.
Cela représente une hausse de 826 % par rapport à février !
Alors qu’il reste encore deux semaines avant la fin du mois.
À titre de comparaison, le montant mensuel record levé depuis 2018 était de 3,54 milliards de dollars en septembre 2019.
Cette hausse intervient alors que huit opérations d’exploration et de production (E&P) ont été conclues ce mois-ci, la plus importante étant une offre de 1,9 milliard de dollars de Diamondback Energy.
Cela intervient également alors que les perturbations dans le détroit d’Ormuz ont ralenti les flux mondiaux de pétrole, poussant les prix du brut WTI vers les 100 dollars le baril.
En conséquence :
L’indice S&P 500 Energy a progressé de 29 % depuis le début de l’année
Surperformant tous les autres grands secteurs !
Les investisseurs injectent des fonds dans le secteur de l’énergie à un rythme jamais vu depuis des années.
Si vous voulez savoir comment bénéficier de cette tendance de fonds, je vous invite à :
relire ma newsletters récente sur le boom des utilities,
les 5 pétrolières américaines que j’achète depuis la capture de Maduro en janvier
Private Credit : le bank run silencieux qui fait trembler Wall Street
Des milliards bloqués chez BlackRock, Blackstone, Morgan Stanley et Cliffwater. Est-ce le début d’une crise ?
Le private credit, fait beaucoup parler de lui récemment.
Ce marché de 2 000 milliards de dollars finance les entreprises quand les banques refusent.
Depuis peu, les grands noms de l’industrie bloquent les retraits :
Après BlackRock, Blackstone et Blue Owl, c’est au tour de Morgan Stanley et Cliffwater.
Les investisseurs veulent sortir… mais les portes se ferment.
Exactement comme un bank run classique : vous voulez récupérer vos euros à la banque mais celle-ci limite les retraits, voire les refuse purement et simplement.
Qu’est-ce que le private credit ?
Le private credit, c’est du prêt direct aux entreprises de taille moyenne (mid-market).
Pas de marché public, pas de cotation.
Les fonds collectent l’argent des investisseurs – de plus en plus de particuliers fortunés – et prêtent à des sociétés qui n’accèdent plus aux banques traditionnelles.
La promesse : un rendement élevé (8-12 % net) et une liquidité trimestrielle.
La réalité : les prêts sont illiquides, sur plusieurs années. Le marché a doublé en 5 ans pour atteindre environ 2 000 milliards de dollars en 2026.
Pour soutenir cet essor, les pontes de l’industrie ont innové pour démocratiser l’opportunité.
Les fonds « semi-liquides » comme HLEND (BlackRock) ou BCRED (Blackstone) ont ouvert la porte aux particuliers
Cela signifie certes plus de monde et plus de capitaux.
Mais aussi une dilution des investisseurs expérimentés par rapport au total.
Et plus de propension à la panique.
D’où le problème quand tout le monde veut sortir en même temps.
Serait-ce la fin d’une bulle discrète et silencieuse ?
Pas sûr. Ce qui est sûr en revanche, c’est que tout s’accélère depuis quelques semaines :
BlackRock (HLEND, 26 milliards $) : demandes de retrait à 9,3 % (1,2 milliard $). Le fonds ne paie que 620 millions $ (5 % cap). Première fois depuis sa création.
Blackstone (BCRED, 82 milliards $) : demandes record à 7,9 %. Le fonds injecte 400 millions $ (dont 150 millions des dirigeants) pour honorer 100 % des sorties.
Morgan Stanley (North Haven Private Income Fund, ~8 milliards $) : demandes à 10,9 %. Le fonds paie seulement 169 millions $ (5 % cap).
Cliffwater (Corporate Lending Fund, 33 milliards $) : demandes à 14 %. Limité à 7 % (maximum réglementaire).
Blue Owl : avait déjà vendu 1,4 milliard $ d’actifs en janvier pour tenir ses promesses.
Selon Reuters et Bloomberg, c’est une vague inédite.
Le cours de BlackRock en a directement souffert.
Et Blackstone de lui emboîter le pas :
Pourquoi c’est un problème majeur pour les investisseurs
Vous avez placé dans un fonds qui promettait une sortie trimestrielle à 5 %, soudain, les demandes explosent : vous récupérez seulement la moitié, ou rien du tout pour les suivants. Votre argent est bloqué.
Pire : si le fonds est obligé de vendre des prêts à perte pour payer (forced sale), la valeur liquidative de tous les investisseurs restants chute.
Les particuliers sont souvent les plus touchés car ils n’ont ni l’expérience ni la patience des institutionnels.
Pourquoi maintenant ?
La cause principale : l’exposition massive au software (19 % chez BlackRock HLEND, jusqu’à 40 % dans certains fonds).
L’IA menace ces entreprises. Cela engendre une peur de non-remboursement.
Ajoutez des taux élevés, un M&A ralenti et des normes de crédit plus lâches ces dernières années…
Une autre cause structurelle : les gestionnaires promettent de la liquidité trimestrielle… sur des prêts qui durent 5-7 ans.
Exactement comme les banques, dont le job est d’allouer le capital en gérant les maturités.
Et exactement comme les banques, des erreurs de gestion peuvent se produire.
Quand les sorties dépassent 5 %, le « gate » s’active pour éviter de brader les actifs.
Le private credit reste attractif sur le long terme (rendements élevés, diversification), mais…
Cet épisode 2026 montre que la liquidité promise n’est pas garantie.
Le private credit n’est pas mort. Mais sa version « liquidité illusoire pour tous » vient de prendre un sérieux coup.
C’est un rappel sec : illiquide = illiquide. Point.
Si vous êtes exposés à ce type de fonds, je serais vous je reverrais mes allocations private credit.
Si vous êtes dans HLEND, BCRED ou équivalent, vous pouvez demander le détail des gates et de l’exposition sectorielle.
À la semaine prochaine sur Momentum !
L’équipe Momentum ⏳












