+439 % puis tué en une nuit : le fonds qui a plié sous son propre levier
Vous faites du crowdfunding ? vous allez ADORER le crowdlending !
Bienvenue sur Momentum, la newsletter pour investir et gérer ses finances personnelles ! Aujourd’hui, on parle de :
Le Japon joue sa dette sur un pari : croître plus vite que ses intérêts
Vous faites du crowdfunding ? vous allez ADORER le crowdlending
+439 % puis tué en une nuit : le fonds qui a plié sous son propre levier
DOUANE : l’administration Trump a remboursé environ 100 milliards de tarifs jugés illégaux par la Cour Suprême
TAUX : les chances d’augmentation par la Fed en septembre sont passées de 70 à 34 % sur Polymarket
DETTE : le rendement des obligations US à 30 ans atteint 5,26 %, son plus haut niveau depuis 19 ans
IRAN : la situation est toujours aussi confuse mais les marchés semblent s’en moquer tant que le narratif IA tient
MVRV Z-score : cet indicateur comparant la capitalisation boursière de Bitcoin à sa capitalisation réalisée n’a pas encore confirmé de creux de marché
Le Japon joue sa dette sur un pari : croître plus vite que ses intérêts
Le Japon tente une manœuvre que peu de pays osent : rendre soutenable une dette publique de près de 237 % du PIB, non pas en la remboursant, mais via une astuce :
Diluer la dette par la croissance
Le principe tient en une inégalité : tant que la croissance nominale de l’économie dépasse le coût moyen de financement de l’État, le poids de la dette diminue mécaniquement, année après année.
Concrètement, Tokyo vise une croissance nominale de 3 % à horizon 2040 (2 % d’inflation + 1 % de croissance réelle), face à un coût moyen de la dette encore proche de 1 %. L’écart, s’il tient, fait fondre le fardeau sans douleur apparente.
Le problème : la fragilité de l’équilibre
Une hausse des taux de seulement 100 points de base représenterait un surcoût d’environ 5.000 milliards de yens, soit près de 0,7 % du PIB.
D’où la surveillance obsessionnelle des taux par les autorités, et un second levier, plus discret :
Mobiliser l’épargne nationale
Les ménages japonais détiennent près de 15.000 milliards de dollars d’actifs financiers, dont la moitié dort encore en liquidités,
Le fonds de pension public GPIF gère 1.800 milliards,
Et la Banque du Japon détient déjà environ 48 % de la dette de l’État.
Autrement dit, une forme de répression financière qui consiste à orienter l’épargne domestique vers les obligations publiques.
Pour l’investisseur, 3 lectures
Le yen d’abord : maintenir des taux réels bas pour alléger la dette tend à l’affaiblir, un risque de change pour qui investit au Japon sans couverture.
Les obligations japonaises ensuite : leur rendement restera plausiblement bridé, peu attractif.
Les actions japonaises enfin, qui peuvent bénéficier d’une croissance nominale plus élevée et d’une inflation qui érode les dettes des entreprises, accessibles via un ETF comme l’iShares Core MSCI Japan IMI UCITS ETF (ISIN IE00B4L5YX21, TER 0,12 %).
Ma lecture tranchée : pile ou face
La stratégie est cohérente sur le papier, mais c’est un numéro d’équilibriste dépendant d’une variable que Tokyo ne contrôle qu’à moitié, les taux.
Si la croissance nominale tient, les actions japonaises sont le meilleur véhicule pour en profiter. Mais si les taux dérapent avant la croissance, tout l’édifice vacille.
➡️ À jouer via les actions, en restant lucide sur le risque yen, pas via les obligations.
Vous faites du crowdfunding ? vous allez ADORER le crowdlending
Si vous avez déjà investi 1 000 € sur une plateforme de crowdfunding immobilier, vous connaissez le geste :
10 minutes de votre temps,
un projet présenté, un taux affiché, une échéance annoncée,
et des intérêts à l’arrivée, sans rien faire.
Et si vous continuez à le faire, ce n’est pas un hasard.
Le crowdlending c’est le même principe que le crowdfunding appliqué à l’entreprise : vous financez la croissance de PME.
Ce qui vous a plu
vous savez combien. Le taux est fixé au départ, pas indexé sur l’humeur des marchés
vous savez quand. Une durée annoncée, une échéance, une date de retour du capital
vous n’avez rien à gérer. Pas de locataire, pas de travaux, pas de syndic, pas de fiscalité foncière
un professionnel a instruit le dossier. Analyse financière, garanties, montage juridique
vous connaissez les sécurités adossées au porteur de projet (hypothèque de 1er rang, caution personnelle, fiducie…)
le ticket est accessible. Quelques centaines d’euros suffisent pour participer
C’est une combinaison rare : de la lisibilité, du rendement, des protections solides en cas de défaut… et zéro gestion.
Le crowdlending coche exactement les mêmes cases
Taux fixe connu d’avance. Durée annoncée. Dossier instruit en amont par une équipe d’analystes. Aucune gestion de votre côté. Ticket d’entrée à partir de 50 €.
Vous ne changez pas de méthode. Vous vous diversifiez… et vous pouvez gagner plus qu’en immobilier.
Les avantages du crowdlending
En immobilier, vous êtes remboursé quand le promoteur vend son programme.
Si le marché se grippe — taux, permis, invendus — la sortie se décale, et vous avec.
En crowdlending d’entreprise, le remboursement vient de l’exploitation d’une société qui tourne déjà : carnet de commandes, clients, trésorerie… on finance le développement d’une boîte qui a fait ses preuves, pas le démarrage d’une start-up.
Côté rendement
Je n’ai vu que des opérations au-delà de 10 %.
En ce moment il y a des opérations à 14,7 %, 14,9 %, 15,2 %, 16 % (taux d’intérêt annuel brut)... Le tout adossé à des garanties solides !
Côté nature de la protection de vos fonds :
Pas une hypothèque sur un programme à construire, mais des actifs déjà en service : machines, équipements, matériel industriel…
Souvent décoté de 20 à 30 % pour avoir une marge en cas de revente réelle.
Autrement dit, on ne prête qu’aux riches…
Côté rythme des versements :
Sur beaucoup de projets immobiliers, vous ne touchez rien avant la sortie.
En crowdlending, les intérêts tombent tous les mois.
Vous les réinvestissez, ou vous les encaissez !
Le plus : la décorrélation
Si votre poche rendement est à 100 % sur l’immobilier français, vous n’avez pas un portefeuille diversifié. Vous avez un pari concentré sur un seul cycle.
Ce n’est pas anodin en ce moment.
Selon le baromètre 2025 de Forvis Mazars et France FinTech, 25 à 30 % des projets de crowdfunding immobilier accusaient un retard de plus de six mois, contre 15 à 20 % un an plus tôt.
Et les points négatifs dans tout cela ?
Bien sûr il y a des éléments à savoir avant de se lancer :
Des éléments communs au crowdfunding comme l’illiquidité : vous ne pouvez pas retirer vos fonds quand vous le souhaitez, contrairement à la bourse par exemple.
Des éléments propres au crowdlending comme le recouvrement plus compliqué des garanties dans certains pays, comme la Bulgarie, la Tchéquie ou l’Estonie. Ou encore l’impôt français sur les intérêts étrangers.
Vers qui se tourner pour avancer en transparence ?
Maclear est une plateforme de crowdlending réglementée en Suisse, qui met en relation des investisseurs particuliers avec des PME rentables, adossées à des actifs tangibles.
Depuis son lancement en 2022 elle a déjà financé près de 2 000 projets en Europe et dans le monde :
Elle compte déjà près de 50.000 investisseurs qui ont investi près de 120 millions d’euros…
… et touché plus de 10 millions d’intérêt (en plus du capital remboursé donc) !
Là où Maclear se démarque :
son expertise sur la sélection des projets : tous les emprunteurs font l’objet d’une vérification approfondie. Maclear note chaque projet de D à AAA, comme les agences de notation, pour que vous sachiez dans quoi vous investissez.
des actifs tangibles en collatéral : Maclear adosse chaque prêt à des actifs tels que des biens immobiliers ou des équipements industriels pour vous couvrir en cas de défaut.
et un fonds de provision de sûreté : Maclear abonde un fonds de provision de plus de 1,8 million d’euros pour couvrir tout risque de défaut
Pas de rendement variable, pas d’indexation, pas de surprise en cours de route
Le track record n’affiche qu’un seul défaut sur un prêt, entièrement remboursé grâce au fonds de provision, et aucun retard de remboursement.
Autrement dit, aucune perte en capital enregistrée à ce jour
Sur 2000 projets en 4 ans, cela dit beaucoup du sérieux helvétique.
Vous savez au moment où vous cliquez ce que vous toucherez, et quand.
Comme en crowdfunding… en plus rentable !
En conclusion, Maclear c’est :
la protection du capital à 3 niveaux — souscription, garanties physiques, fonds de provision de plus de 1,8 M€
le rendement : moyenne supérieure à 10 % et jusqu’à 16,5 % (!)
des intérêts versés mensuellement, en euros, et le capital remboursé à l’échéance
ticket à partir de 50 € par projet, sans frais sur les dépôts, les investissements ni les retraits
Prêt à élargir votre poche rendement ?
Article rédigé en collaboration commerciale avec Maclear. Rendements non garantis. Tout investissement comporte des risques de perte partielle ou totale du capital investi. Le crowdlending comporte un risque de défaut de l’emprunteur, bien se renseigner sur les risques d’illiquidité et les conditions de sortie de chaque projet sur la plateforme.
+439 % puis tué en une nuit : le fonds qui a plié sous son propre levier
C’est l’une des ascensions et des chutes les plus spectaculaires de l’histoire récente des marchés.
Leopold Aschenbrenner, ancien chercheur de l’équipe Superalignment d’OpenAI, sans aucune expérience de trading, lance fin 2024 un fonds baptisé Situational Awareness avec environ 225 millions de dollars.
Sa notoriété vient d’un essai de 165 pages devenu la thèse de référence du boom de l’IA.
Mi-2026 le fonds du jeune prodige gère plus de 20 milliards
Grâce au soutien de noms prestigieux : les frères Collison de Stripe, Nat Friedman, et même Jane Street, grosse société américaine de trading quantitatif (comme Citadel).
Sa lettre du 24 juillet affiche :
+439 % nets sur le seul premier semestre, plus de 1 000 % depuis la création !
Thèse juste, exécution mortelle
Le raisonnement était solide : l’IA exige une accumulation massive de puces, de mémoire, de calcul et d’électricité.
Aschenbrenner achète donc l’infrastructure (Nebius, SanDisk, Micron, SK Hynix, CoreWeave) et vend à découvert le logiciel (dont Adobe), qu’il juge condamné.
Le péché n’est pas l’idée, mais le levier
Estimé autour de x4, sur un portefeuille ultra-concentré (5 positions pesaient 3/4 de son portefeuille).
Le déclencheur survient le 10 juillet, avec l’entrée en Bourse de SK Hynix, l’une de ses plus grosses positions.
La cotation provoque un débouclage des positions coréennes à effet de levier, puis l’effondrement du Kospi (environ un tiers perdu en un mois).
S’enclenche alors une double tenaille mortelle :
Ses positions longues chutent, ce qui fait fondre son collatéral, pendant que ses positions vendeuses sur le logiciel montent, ce qui lui coûte encore du collatéral.
Les deux jambes de la stratégie perdent en même temps. Ses courtiers (Goldman Sachs, JPMorgan, Bank of America) déclenchent les appels de marge.
La suite est une agonie de quelques jours.
Le 23 juillet baroud d’honneur
Intel publie de bons résultats mais l’action baisse quand même : le marché soupçonne un vendeur agressif.
C’était lui, en train, selon le Financial Times, « d’essayer de récupérer ses pertes ».
Le 24 juillet dernier coup de bluff
Il envoie une lettre triomphale qualifiant le moment de « meilleure fenêtre d’achat depuis début 2025 » et invite ses clients à remettre de l’argent.
Cinq jours plus tard, injoignable par ses investisseurs, il négocie en réalité avec Citadel.
Dans la nuit, Ken Griffin s’implique personnellement. À l’aube, Citadel emporte le morceau.
Ce que Citadel a récupéré en dit long
Exactement la partie du portefeuille financée par la dette des courtiers, celle qui pouvait être appelée en collatéral. Il reste au fonds environ 10 milliards, dont une participation de 5 milliards dans Anthropic.
Pourquoi Anthropic survit et pas le reste ?
Parce qu’une participation non cotée n’a pas de cours quotidien : elle ne peut pas être appelée en garantie. Ce n’est pas de la conviction, c’est de la plomberie.
Et voici la partie que l’on oublie de raconter
Le jour même où le vendeur forcé a disparu du marché, le 30 juillet, les valeurs qu’il liquidait ont explosé à la hausse :
Nebius +30 %,
Bloom Energy +27 %,
SanDisk +23 %,
CoreWeave +22 %,
Applied Digital +20 %,
Micron +15 %,
AMD +12 %
Alors que ces mêmes titres avaient perdu 35 à 47 % sur le mois !
3 leçons pour l’investisseur
D’abord, attention au levier : il transforme une bonne idée en bombe. Avec 4x, il ne faut pas se tromper, il faut ne jamais être pris à contre-pied au mauvais moment. La multiplication marche avec les profits, mais aussi avec les pertes.
Ensuite, la concentration et la « plomberie » du collatéral comptent plus que la thèse : ce qui a coulé le fonds n’est pas d’avoir eu tort, mais d’avoir eu raison trop tôt avec de l’argent emprunté.
Enfin, pour l’investisseur ordinaire, une opportunité : les ventes forcées créent des points bas artificiels.
Quand un vendeur contraint capitule, ce n’est pas un signal de fuite,
c’est souvent le meilleur moment pour acheter des actifs de qualité bradés.
La discipline et l’absence de levier, si ennuyeuses soient-elles, sont précisément ce qui permet d’être l’acheteur ce jour-là, plutôt que le vendeur.
Aschenbrenner avait de bons actifs mais besoin de cash rapidement, Citadel avait du cash et tout le temps du monde…
Une dernière chose
Le plus fou dans cette histoire ce n’est pas qu’un gamin de 24 ans sans expérience de gestion de fonds se soit brûlé les ailes. C’est que les plus grandes banques du pays lui aient prêté des milliards les yeux fermés…
À la semaine prochaine sur Momentum !
L’équipe Momentum ⏳














